Ami·e·s De Lire bonjour et bienvenue dans cette chronique ! Au sommaire :
Aujourd’hui nous allons parler de l’essai intitulé En couple avec moi-même de Marcela Iacub, paru en mars 2020 aux Éditions Léo Scheer, 125 pages.
Synopsis
Après son divorce, une quadragénaire s’apprête à chercher un nouveau conjoint. Elle ignore qu’elle ne vaut plus rien ou presque sur le « marché matrimonial », ainsi que les difficultés relationnelles en tout genre qui l’attendent. Or, loin de se résigner, l’héroïne de ce récit trouve une solution révolutionnaire : se mettre en couple avec elle-même. Elle ne se contente pas de trouver le bonheur de cette curieuse manière ; désormais, elle est persuadée qu’à l’avenir, chacun comprendra que cette recette est la seule viable pour l’humanité toute entière.
LE SAVIEZ VOUS ? Marcela Iacub née en 1964 à Buenos Aires commencé sa carrière de chercheuse au CNRS en France après avoir obtenu son doctorat à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 1993. Elle est spécialisée dans la recherche en bioéthique et est membre associée du Centre d’étude des normes juridiques à l’EHESS. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur les questions de droit, de sexualité, de procréation, de famille et de société. Elle est actuellement chroniqueuse dans l’émission Les Grosses Têtes sur RTL.
Mieux vaut être seul.e que mal accompagné.e
L’auteure de ce livre et héroïne de cette histoire n’est autre que Marcela Iacub, directrice de recherche du CNRS.
Après son divorce, la quarantaine passée sans enfant et obéissant aux impératifs sociaux et biologiques, elle s’acharne à « rebondir » et trouver chaussure à son pied, soit un partenaire « convenable ».
Sa quête vers le bonheur conjugal est un échec malgré des critères et des attentes revus à la baisse au fil du temps.
La narratrice réalise que les hommes sont épouvantés par son intellect, sa situation professionnelle et son âge.
Un beau jour pourtant, alors qu’elle ne l’attendait plus, le coup de foudre arrive enfin, en croisant le regard compatissant et bienveillant de MI.
Depuis elles ne se quittèrent plus jamais.
À travers cet essai de trois chapitres aux intitulés descriptifs, la narratrice nous livre le cheminement psychique issu de sa propre expérience vers ce qu’elle entend par ‘En couple avec moi-même’.
Pour ma part,
Mariez-vous et ayez beaucoup d’enfants qu’ils ont dit.
Cet essai est un point de vue perspicace ouvrant notre esprit sur la solitude en général et le célibat en particulier.
D’une écriture agile et sagace, l’auteure soulève tous les détails triviaux de la vie en couple, le meilleur comme le pire ainsi que les affres de la vie célibataire pour tout remettre en question et s’interroger de leur sens à notre époque.
Il en découle in fine un profil hybride, original et ô combien terre-à-terre: être en couple avec soi-même.
S’aimer soi-même en sa propre compagnie sans être égoïste ni narcissique encore moins schizophrène. C’est tout à fait possible et cela est d’ailleurs nécessaire pour ne pas devenir vulnérable et tomber dans la dépendance affective ou relationnelle.
Dans une société où le mariage et la famille sont des institutions fondamentales et des valeurs marketing que reste-t-il aux célibataires et aux personnes vivant seules?
Que l’on se garde de juger celles et ceux qui prennent la liberté de s’affranchir du qu’en dira-t-on et déclarent haut et fort » Je suis en couple avec moi-même ».
Quelques citations




La note De Lire Délire
+ À lire pour déconstruire le diktat du couple et voir le célibat d’un nouvel œil.
– S’abstenir si vous vous confortez dans le traditionnel « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».


Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !