« La science a balayé toutes mes peurs et m’apporte plus de réponses que je n’ai de questions. »
Laura Iorio (dessin et couleur) Roberto Ricci (storyboard), Cédric Mayen (scénario) in L’arc-en-cieliste, Dargaud Benelux, 2023.
Hayden le sait : un jour il sera un scientifique et les arc-en-ciels qui le fascinent depuis qu’il est tout petit n’auront plus aucun secret pour lui. D’après Nan, la domestique de la famille du Lord Springworth, des leprauchauns auraient caché un chaudron plein d’or au pied de chacun d’eux. À ce sujet, Hayden ne peut que la croire sur parole…
Un jour, par le plus heureux des hasards, Hayden croise le chemin d’un certain Isaac Newton qui s’avère être un savant menant des travaux de recherche en ce moment sur les arc-en -ciels. Et là, c’est décidé, Hayden deviendra lui aussi un scientifique comme son idole Newton.
Mais le devoir l’appelle et il doit quitter le domaine familial pour se rendre à Londres.
Ceci est le début de son odyssée vers les lumières de la connaissance.
Pour ma part : haut en couleurs !
Ce récit nous ramène à une époque où l’arc-en-ciel, comme tout autre phénomène naturel, répondait d’une explication mythique ou divinatoire. Il s’agit du Grand Siècle, le XVIIe, où la peste faisait rage tandis que l’instruction était réservée aux élites.
Plus que l’histoire en elle-même, ce sont les couleurs qui sont fantastiques : à travers sept chapitres aux couleurs de l’arc-en-ciel, cet album one-shot raconte la quête initiatique du jeune Lord Hayden Springworth. En effet, sa fascination pour les arc-en-ciel le conduira vers sa vocation de scientifique par des chemins inattendus.
L’expérience de lecture est éblouissante : les illustrations sont amusantes et talentueuses à la fois. Les couleurs utilisées sont vives et chatoyantes. Le coloriage au crayon donne du relief et de la profondeur: les dessins sont pleins de caractère, riches de détails soignés fidèles à l’ambiance Grand Siècle du récit.
C’est le genre d’album jeunesse à offrir pour un ouvrir un œil critique sur le contraste entre la science et le folklore à une certaine époque de notre histoire et par ce biais, davantage guider vers l’instruction et le progrès. Je recommande.



Ma note : 4.5 sur 5
+ À lire et à offrir : cet album haut en couleurs aux sujets divers saura vous transporter à travers le Grand Siècle dans un univers scientifique et enchanteur.
– Ou bien s’abstenir: dans le cas où vous seriez plutôt à la recherche d’un style graphique minimaliste.

Printemps 1666, la peste sévit à Londres. À quelques centaines de lieues dans un village de la campagne anglaise, un jeune lord désargenté, Hayden Springworth, est fasciné par un phénomène météorologique jusqu’alors inexpliqué : les arcs-en-ciel. Hayden part à l’aventure dès qu’il en aperçoit un car Poppy, sa vieille nourrice irlandaise, lui a assuré que de monstrueux lutins, les Leprechaun, cachent des chaudrons remplis d’or au pied de ces arcs colorés.
Cette vision empreinte de légende et de magie va se confronter à la réalité quand Hayden fait la connaissance d’Isaac Newton, qui lui expose ses travaux en cours sur la lumière. Bientôt, la rigueur scientifique balaye toutes les peurs de l’adolescent et alimente sa soif de connaissance. Envoyé dans le Béarn pour devenir maître-frappeur de monnaie, comme son père avant lui, Hayden est bien décidé à continuer ses recherches pour découvrir le secret des arcs-en-ciel avant Newton. Mais sa rencontre avec une étrange jeune fille qui semble avoir le pouvoir de faire tomber la pluie partout où elle se rend va bousculer ses certitudes.
Une rencontre fantastique et colorée entre la science et la magie !
LE SAVIEZ VOUS ? Le mot arc-en-cieliste n’existe pas dans le dictionnaire français. Il s’agit d’une expression inventée.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !