Tout commence avec Samir, jeune bénévole dans une maison de retraite. C’est là qu’on lui présente Madame Dubois, résidente plus ou moins acariâtre, et cela est peu dire, amatrice de cognac et fine experte en jeu d’échecs.
De bonne volonté et désireux de briser la glace, Samir lui propose de lui enseigner sa spécialité. Non sans broncher, Madame Dubois accepte et on commence par les bases: les pièces et les règles.
L’échange se déroule paisiblement, sous le regard bienveillant de Marion, la directrice de l’établissement. Cette dernière, derrière son profil dévoué et disponible, est en instance de divorce (son ex Philippe est amoureux de Lys, vingt ans plus jeune ) et la solitude lui pèse. Heureusement qu’elle peut compter sur l’empathie et l’amitié de ses collègues comme Renaud dont le mari Daniel est actuellement en mission humanitaire au Costa Rica… Et ainsi de suite, vous le découvrirez au fil de votre lecture.
Par une magistrale mise en abîme, le récit utilise la métaphore de l’échiquier comme le carrefour des destins de nos personnages dont nous ferons la connaissance au fil de la partie et en même temps, nous apprendrons les règles de base, les meilleurs coups et comment remporter la victoire « échec et mat ».
Maintenant que tout est clair, que la partie commence!
Pour ma part,
« Chapeau! »
Par une magistrale mise en abîme, cet album one shot utilise la métaphore de l’échiquier comme le carrefour de nos destins: un scénario captivant et très bien ficelé, mêlant habilement le suspense, l’humour, la romance et le drame.
Ce roman graphique raconte les histoires croisées de Samir, Marion, Mathieu, Vincent, Véro, Lys et bien d’autres encore, qui se rencontrent, se séparent, se retrouvent ou s’ignorent dans les méandres de la vie urbaine.
Ils sont comme les pièces d’un jeu d’échecs, qui avancent, reculent, se sacrifient ou se protègent sur l’échiquier de la vie.
Le récit est divisé en chapitres, illustrés par des pièces d’échecs, qui correspondent aux différents protagonistes.
À mon humble avis, le style de dessin utilisé ici est semi-réaliste et très représentatif de la vision actuelle de notre société.
Des traits fins et précis sont utilisés pour représenter les personnages et les décors, avec un souci du détail et de la perspective.
L’utilisation de couleurs vives, de jeux d’ombres et de lumières, variant selon les ambiances et les émotions des scènes créent du relief et du contraste en faveur d’une atmosphère dynamique qui s’adapte au rythme du récit.
Immersif, cet album nous fait aussi découvrir le monde fascinant du jeu d’échecs, qui est plus qu’un simple divertissement, mais une véritable école de la pensée et de l’action.
Enfin, cet album met en lumière les lieux communs de notre existence ainsi que leurs envers, comme la ville, la communication à distance, le show-business, le lycée, la médiathèque et la maison de retraite tout en abordant des thèmes universels et intemporels, tels que l’amour, la famille, le travail, la mort, le rêve et la réalité.
Ma note : 4.5 sur 5
+ À lire absolument: ce chef d’œuvre graphique s’adresse aussi bien aux amateurs de suspens, de tranche de vie et de comédie romantique; qu’aux joueurs d’échecs et à toute personne curieuse.
Comparer nos destins à un échiquier ici nous fait réfléchir sur le sens de la vie, le hasard, le choix et la responsabilité.
– S’abstenir si et seulement si vous n’avez pas l’âge requis: en effet, cet album contient des scènes explicites.

“La vie, comme le jeu d’échecs.Facile à apprendre, amusant à jouer, difficile à gagner… impossible à contrôler !”
Les portes d’un tram s’ouvrent et un jeune homme flashe sur une femme qu’il ne reverra plus. C’est le point de départ de ce récit choral où les protagonistes, tous en train d’échouer dans leurs relations personnelles, sont comme les pièces d’un jeu d’échecs. Les pions se demandent si ce n’est pas le moment de sacrifier une pièce pour continuer à avancer. Les fous se croisent sans vraiment se trouver. Le cavalier, libre, capable de sauter au-dessus des autres pièces, mais vulnérable car, aussi insaisissable qu’il soit, un cavalier peut être pris par un simple pion. Ils avancent tous, se confrontent, se déplacent dans leur vie comme sur un échiquier. Ils sont tous connectés sans même le savoir et vont jouer une partie qui va changer leur vie.
À propos de l’auteur Víctor L.Pinel*_*Extrait du dossier de presse
Originaire de Madrid, ce jeune dessinateur est passionné de bandes dessinée depuis son plus jeune âge. Il fait ses premières armes à l’ESDIP de Madrid où il y suit une formation artistique. Ses premiers projets professionnels l’orientent rapidement vers des travaux de commande pour le secteur jeunesse mais également dans le cinéma d’animation comme storyboarder et coloriste. Il dirige son premier court-métrage Closed sorti en 2015 et publiera en parallèle Les Petites Marées, Rose, troisième histoire de la collection créée par Séverine Vidal chez Les Enfants Rouges. Son style tant délicat qu’épuré lui vient de ses influences multiples. Véritable touche-à-tout artistique, il s’inspire autant de Takehiko Inoue (Slam Dunk…) que de Frederik Peeters (Aama…). Il signe donc en 2020 son arrivée dans le catalogue Grand Angle avec Puisqu’il faut des hommes sur un scénario de Philippe Pelaez puis il revient dès 2021 avec le one shot poignant Le Plongeon sur un scénario de Séverine Vidal.*

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !