Aujourd’hui nous allons parler de l’album intitulé Habemus Bastard_ L’être nécessaire, de Sylvain Vallée et Jacky Schwartzmann, paru en mai 2024 aux éditions Dargaud, 88 pages.
Synopsis
Un homme de main n’a pas droit à l’erreur.
Lucien le sait, son patron ne lui pardonnera pas.
Il aurait pu faire n’importe quoi pour sauver sa peau : prendre un avion pour l’étranger et tenter de se faire oublier, s’engager dans la Légion ou même changer de tête.
Mais il a trouvé mieux : une soutane.
Sylvain Vallée (Il était une fois en France, Katanga, Tananarive) et Jacky Schwartzmann (Demain c’est loin, Kasso, Shit !) associent leurs talents pour ce polar décapant, drôle et délicieusement iconoclaste.
Bandes dessinées – Habemus Bastard L’être nécessaire – DARGAUD
LE SAVIEZ-VOUS ? Le terme “habemus” est une référence au latin, souvent utilisé dans l’annonce d’un nouveau pape (“Habemus Papam”), signifiant “nous avons”. « Bastard » est un terme anglais qui peut être traduit par “bâtard” en français, souvent utilisé pour désigner une personne née hors mariage ou, de manière plus générale, quelqu’un de peu recommandable, CQFD.
L’évangile selon Lucien
Lucien est l’homme de main de Jean Pierre et le moins que l’on puisse dire, c’est que son œuvre est toujours « impeccable. »
Jusqu’au jour où cela ne s’est pas déroulé comme prévu.
Depuis, Lucien est contraint de se cacher et de se faire oublier derrière une soutane… Qui l’eût cru !
Lucien est désormais Père Philippe et officie à l’église Notre-Dame de l’Assomption de Saint -Claude.
Dans son nouveau quotidien, il doit s’occuper des affaires de l’église… Et contre toute attente, là aussi, il y a du « boulot » ! Sur ce je ne vous en dis pas plus, vous le découvrirez en lisant l’album.
Dans ce premier tome, c’est la mise en place des personnages et de l’intrigue avec déjà plusieurs rebondissements avec l’apparition de personnages plus attachants les uns que les autres, qui appellent le second tome Un cœur sous une soutane dont la sortie aura lieu en octobre 2024.
Pour ma part : irrévérencieux et spectaculaire comme toujours avec Vallée
Le début de l’histoire n’est pas sans rappeler le film Sister Act ( Emile Ardolino, 1992 avec Woopy Goldberg ). Disons une version masculine et trash sur fond de règlement de compte et de trafic de drogue.
Avec un tueur à gage en cavale, alias le Père Philippe, dans le secret du confessionnat, l’œuvre aborde des thèmes comme la foi, la moralité et les apparences, souvent avec un humour noir et un ton critique.
Grâce à la grande maîtrise graphique de Vallée ( souvenez- vous de l’incroyable Katanga), Habemus Bastard est vraiment à la hauteur de toutes les attentes : bastons, flingues, surprises et un brin de philosophie.
Une lecture peu orthodoxe exactement comme je les préfère.
Relu deux fois le même jour, j’ai adoré et j’attends la suite avec impatience.
Aperçu :
La note De Lire Délire
*La phrase que je garde en souvenir :
« Y a un truc qui me paraît évident quand même… C’est que sans la mort, les religions n’existeraient pas. Les mecs arrivent avec leur gueule enfarinée… Et ils te vendent la vie éternelle. Bref, la religion, c’est un business autour de la mort. C’est un peu mon rayon, finalement … »
Vallée & Schwartzmann in Habemus Bastard, Dargaud, 2024
+Le bon point : Un tueur à gage se qui se retrouve à la tête d’une église malgré son manque de foi et ses méthodes peu conventionnelles; une histoire rocambolesque savamment mise en bulle par le génialissime Vallée.






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