» La vie nous change… On perd les choses, les gens, et on s’endurcit avec le temps… C’est peut-être pour ça que je tenais autant à ces moments qui m’ont forgé… Au lieu de me demander dans quel but ils me forgeaient. »
Ed Brubaker, Sean phillips et Jacob Phillips in Là où gisait le corps, Delcourt, 2024.
Là où gisait le corps est un Graphic Novel dont l’histoire nous plonge par un bel été de 1984, en plein cœur de Pelican Road, un quartier plutôt calme de Californie, où un cadavre est découvert sur la route.
L’enquête repose sur les témoignages et les hypothèses des habitant·e·s du quartier, chacun·e apportant sa perspective et son lot de confidences.
Justement, pour bien visualiser la situation, l’album s’ouvre sur le plan du quartier de Pelican Road ainsi que l’organigramme tous les protagonistes. Sur ce, je ne vous en dis pas plus et vous laisse le découvrir en lisant le livre.
Pour ma part : top, totalement addictif !
Pour moi qui ne lit pas souvent des polars, je dois dire que cette fois-ci j’ai été littéralement captivée par ce Graphic Novel.
En plus d’une intrigue efficace, ce qui rend ce récit particulièrement addictif est sa structure narrative surprenante : en effet, l’album nous plonge dans une sorte de Cluedo, à l’échelle de la petite communauté de Pelican Road. Pour ainsi dire, le véritable enquêteur n’est autre que le lecteur·ice lui-même.
Ce que j’ai adoré dans cet album, c’est donc son récit choral qui donne la parole à tous les protagonistes et qui alterne entre l’époque actuelle et cet été de 1984. Ce va-et-vient temporel enrichit l’intrigue et nous maintient en haleine, tout en offrant une profondeur supplémentaire aux personnages.
Chaque protagoniste est finement dessiné avec un portrait psychologique nuancé, rendant chacun d’eux attachant et suspect à la fois. Les motivations personnelles de chaque personnage sont explorées, ajoutant une dimension humaine et réaliste au récit.
Non satisfaits de se contenter d’une histoire policière basique, Brubaker et Phillips y intègrent également quelques éléments de romance, ce qui ajoute une note fleur bleue et de la complexité émotionnelle à l’intrigue. Cette combinaison de genres est vraiment appréciable et contribue à la richesse du récit.
Visuellement, l’album est un véritable hommage aux années 80. Le style graphique évoque les comics de cette époque, avec une influence marquée par les super-héros et les westerns américains, tout en incorporant des touches modernes qui ancrent l’œuvre dans notre époque. Les illustrations sont captivantes et contribuent grandement à l’atmosphère nostalgique et immersive du récit.
En somme, c’est un album que je recommande vivement, que vous soyez amateur de polars ou non. Top.
Aperçu :
Ma note : 4.5 sur 5
#LàOùGisaitLeCorps#NetGalleyFrance
Le bon point : Bien que je ne sois pas habituellement une grande-grande lectrice de polars, Là où gisait le corps m’a offert un moment de lecture topissime, rempli de suspense et de nostalgie. À ne pas rater !
Le moins bon point : Pour adultes uniquement car contient de nombreuses scènes de nudité, d’usage de stupéfiants et du langage explicite.

Cette nouvelle plongée dans les tréfonds de l’âme humaine vous est proposée par les spécialistes de la Crime Fiction, Ed Brubaker & Sean Phillips, les auteurs de Criminal, Reckless, Pulp et Fondu au Noir.
Une pension pleine de drogués ; une femme au foyer négligée ; une jeune fille qui se prend pour une super-héroïne ; un flic qui veut qu’on le laisse tranquille et un détective privé à la recherche d’une fugueuse. Ces récits et ces tranches de vie s’entremêlent au cours d’un été fatidique. LA OU GISAIT LE CORPS est une histoire d’amour et de meurtre, racontée du point de vue de tous les personnages. Mais qui dit vrai ?
Là où gisait le corps, Ed Brubaker, Sean Phillips, Jacob Phillips, Delcourt, 2024.




Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !