Intro
Premières lignes est un rendez-vous littéraire créé par le blog Ma lecturothèque.
Et c’est simple comme bonjour : chaque dimanche, on présente un livre à travers ses premières lignes.
Pas de contrainte quant au choix : les thèmes sont libres et il n’est pas indispensable d’avoir déjà lu tout le livre pour en partager les premières lignes.
L’essentiel c’est de participer, l’occasion d’échanger un maximum de liens !
Les catilinaires d’Amélie Nothomb
On ne sait rien de soi. On croit s’habituer à être soi, c’est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n’est pas un problème. Où est l’inconvénient de vivre la vie d’un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe. Cette étrangeté ordinaire ne m’aurait jamais gêné s’il n’y avait pas eu – quoi ? je ne vois pas comment dire –, si je n’avais pas rencontré monsieur Bernardin.
Je me demande quand a commencé cette histoire. Des dizaines de datations conviendraient, comme pour la guerre de Cent Ans. Il serait correct de dire que l’affaire a commencé il y a un an ; il serait juste aussi de dire qu’elle a pris sa tournure il y a six mois. Il serait cependant plus adéquat de situer son début aux alentours de mon mariage, il y a quarante-trois ans. Mais le plus vrai, au sens fort du terme, consisterait à faire commencer l’histoire à ma naissance, il y a soixante-six ans. Je m’en tiendrai à la première suggestion : tout a débuté il y a un an.
Amélie Nothomb in Les catilinaires, Le livre de poche, 1997
Quatrième de couverture
La solitude à deux, tel était le rêve d’Emile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l’un près de l’autre. Etrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d’abord est venu se présenter, puis a pris l’habitude de s’incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde…
C’est une comédie très noire, d’une lucidité tour à tour drôle et dévastatrice, que nous offre ici la romancière d’Hygiène de l’assassin, révélation littéraire de 1992.
Je vous raconte comment suis-je tombée sur ce livre ? C’était aux petits bonheurs la chance, pendant mon rendez-vous chez le dentiste, dans la boite à livres située dans la salle d’attente …
J’ai trouvé le titre intéressant, « Les catilinaires », croyant qu’il s’agissait d’un essai ou d’une interprétation des discours de l’avocat philosophe romain Cicéron puis j’ai remarqué ( et le mot est faible ) que l’oeuvre est signée Amélie Nothomb dont la patte est reconnaissable entre milles.
La suite De Lire Délire, nous la connaissons par coeur, je me cite : « Et hop dans ma pile à lire! ».
Comme une évidence, moi qui raffole des huis-clos absurdes qui partent en vrille, il me tarde de le dévorer et j’en publierai la chronique dans un futur proche …
Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉
Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche De Lire Délire !


Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !