« Il existe des endroits magiques où cohabite ce qui est, ce qui n’est pas et ce qui pourrait être … Et seuls quelques élus peuvent y circuler à leur guise, étrangers au passage du temps… Parce que le temps leur appartient… À jamais. »
José- Luis Munuera in Peter Pan de Kensington _ D’après Le Petit Oiseau Blanc de James Matthew Barrie, Dargaud, 2024
Après avoir été éblouie par Un chant de Noël _ Une histoire de fantômes, la réinterprétation magistrale du conte de Charles Dickens par José Luis Munuera, je me suis régalée de sa dernière œuvre, Peter Pan de Kensington. Cette adaptation très libre nous invite à redécouvrir l’histoire méconnue du Petit Oiseau Blanc, une sorte de préquel à la saga légendaire de Peter Pan.
Maimie Mannering, une fillette de six ans, se retrouve égarée dans les jardins de Kensington à la tombée du jour. C’est alors qu’elle fait la rencontre de Peter Pan, ce garçonnet mi-humain mi-fée, un « entre-les-deux » à qui elle demande de l’aide pour retrouver son chemin.
Mais Peter Pan, fidèle à lui-même, préfère s’amuser avec sa nouvelle camarade plutôt que de la raccompagner. La détermination de Maimie et l’intervention de Salomon, un corbeau aussi volubile que ténébreux, réussissent finalement à convaincre Peter de lui venir en aide. Ils doivent cependant d’abord solliciter un vœu auprès de la reine Mab, marquant le début d’une série d’aventures extraordinaires.
Une fois de plus, j’ai été émerveillée par la beauté des dessins et des couleurs de Munuera. Son style unique se distingue par un trait fin, des couleurs vives et contrastées, et une atmosphère aquarelle romantique empreinte de légèreté. Chaque page est une œuvre d’art en soi, contribuant à nous immerger dans un univers féerique et onirique.
Avec une empreinte thriller dont il a le secret, Munuera s’approprie avec brio le conte du Petit Oiseau Blanc de James Matthew Barrie. Bien que ce préquel de Peter Pan ait été quelque peu délaissé par la postérité, Munuera lui redonne vie avec une sensibilité et une profondeur remarquables. Il parvient à capturer l’essence du conte original tout en y apportant sa touche personnelle, ce qui en fait une œuvre à la fois respectueuse et innovante.
Le mélange de fascination pour les magnifiques illustrations de Munuera et la mélancolie inhérente à l’histoire de Peter Pan crée une alchimie parfaite. Le sublime, la féerie, le fantastique, l’imaginaire et l’absurde se côtoient harmonieusement, rendant un hommage poignant au célèbre petit garçon qui refusait de grandir.
Mention spéciale : À la fin de l’album, il y a un Épilogue aux Mémoires d’un homme d’action de l’éminent Sir James Hook Capitaine de la British Royal Navy et membre de la Chambre des Lords (traduction de Alex Romero ). À toute fin utile !
Je recommande chaleureusement.
Aperçu :
Ma note : 4.5 sur 5
#PeterPandekensington #NetGalleyFrance
Le bon point : Avis aux amatrices et amateurs de contes classiques revisités car Peter Pan de Kensington ravira ceux qui apprécient les illustrations soignées et les récits empreints de magie et de nostalgie. Munuera continue de nous émerveiller par son talent, et cette nouvelle adaptation ne fait que renforcer son statut d’auteur incontournable dans le domaine du roman graphique.

La nuit, rien n’est pareil. La réalité s’efface pour laisser place à l’imagination. En journée, les jardins de Kensington, à Londres, sont envahis par les humains. À la nuit tombée, ils deviennent le territoire du merveilleux…
La petite Maimie Mannering, six ans, s’est perdue dans ce parc immense après la fermeture des portes. Elle croise la route de fées qui menacent de « manger ses petits doigts », puis elle fait la connaissance d’un certain Peter Pan. Un drôle de garçon, ce Peter. Capable de voler, il parle à Maimie d’un « pays imaginaire, une île où les enfants ne grandissent pas ».
Maimie voudrait bien rentrer chez elle. Mais Peter aimerait qu’elle reste avec lui pour s’amuser. Ensemble, ils vont rencontrer la Reine des fées et tenter de résoudre une énigme improbable qui permettra à Maimie de trouver la sortie du parc, avant que le jour ne se lève et qu’elle ne reste coincée dans le parc… à jamais !
Avant de mettre en scène Peter Pan dans une pièce de théâtre, en 1904, puis dans le roman Peter and Wendy paru en 1911, James Matthew Barrie lui a donné naissance en 1902 dans un autre roman, Le Petit Oiseau Blanc. José-Luis Munuera adapte ce texte jusqu’alors oublié, en proposant une vision du personnage à la fois personnelle et fidèle à l’oeuvre de l’écrivain.






Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !