« Les grands de ce monde ont quelque chose que nous n’aurons jamais… Une destinée. Nous qu’est-ce qu’on a ? Nous , on a le hasard. »
Sylvain Vallée in Habemus bastard II, Dargaud, 2024
Retrouvailles explosives avec Lucien, alias le Père Philippe.
Pour rappel, Lucien est un fixeur ( dont le métier consiste donc à régler les comptes ; encore un euphémisme opportun pour dire tueur à gage ) travaillant pour son oncle Jean-Pierre, le genre très gros bonnet.
Mais contraint par les aléas de la profession, il doit absolument se cacher et se faire oublier. Et pour que sa couverture soit parfaite, il enfile la soutane et devient le père Philippe de l’église de Notre-Dame de l’Assomption de Saint -Claude , autrement dit curé de son état.
Si l’on considère la première partie, comme le menu avec présentation des protagonistes, des tenants et des aboutissants alors voici l’addition !
Des plans grandioses et un graphisme expressif et riche pour en mettre plein la vue : du pactole, du trafic, des flingues, de la baston, de l’érotisme, et quelques prières pour les (in)fidèles. Résultat : une bande dessinée captivante comme un film d’action ou un bon son hard rock, ça c’est la garantie Vallée- Schwartzmann !
Par ailleurs, avec une sacrée dose de provoc’ et d’humour noir, l’œuvre s’inspire de la philosophie d’Aristote car ce second tome répond à l’appel du premier, l’être nécessaire, par l’être contingent , sur ce je ne vous en dis pas plus, vous le découvrirez en lisant l’album !
Pour ainsi dire, notre antihéros Lucien alias le père Philippe, égal à lui-même, s’en va prêcher la bonne nouvelle à sa façon sur les airs de Highway to Hell*.
Habemus Bastard est dans mon top 10 de l’année, je recommande à 100% !
*Highway To Hell, ACDC, Columbia, 1979
Aperçu :
Ma note : 5 sur 5
Le bon point : Selon Lucien, tueur à gage en cavale, c’est l’habit qui fait le moine, n’en déplaise aux (in)fidèles de sa paroisse à Saint- Claude. Si vous aimez la BD d’action, le graphisme soigné et l’humour provoc’, alors vous trouverez Habemus Bastard génialissime.
Le moins bon point : Attention 18+

Lucien a pris ses marques et a fini par endosser pleinement son rôle de nouveau curé de Saint-Claude.
Son petit business est fructueux et la soutane lui apporte de nombreux avantages en nature. Mais son passé commence à le rattraper…
Gendarmes, gitans, gangsters et paroissiens, ils en ont tous après lui et la réunion finale s’annonce explosive !
Habemus Bastard_ Un cœur sous une soutane, Sylvain Vallée, Jacky Scwartzmann, Dargaud, 2024
LE SAVIEZ-VOUS ? Selon Aristote, il existe deux types d’êtres: les êtres nécessaires et les êtres contingents. Les êtres nécessaires sont ceux qui existent par eux-mêmes, sans avoir besoin d’autres choses pour exister. Par exemple, les lois de la nature ou les mathématiques. En revanche, les êtres contingents sont ceux qui dépendent d’autres facteurs pour exister, comme une plante qui a besoin d’eau et de lumière pour pousser. Aristote pense que comprendre cette distinction nous aide à mieux comprendre le monde qui nous entoure.
Est-ce que cela vous a plu ? Vos avis, vos suggestions ou vos petits coucous sont très précieux pour moi et toujours la bienvenue en commentaires !
Littérairement vôtre,
Aïkà




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