Premières lignes #21

Ami·e·s De Lire bonjour et bienvenue dans cette nouvelle chronique !

Au sommaire :

  1. Intro
  2. Mes enfants sont partis de Julie Bonnie

Intro

Premières lignes est un rendez-vous littéraire créé par le blog Ma lecturothèque.

Et c’est simple comme bonjour : chaque dimanche, on présente un livre à travers ses premières lignes.

Pas de contrainte quant au choix : les thèmes sont libres et il n’est pas indispensable d’avoir déjà lu tout le livre pour en partager les premières lignes.

L’essentiel c’est de participer, l’occasion d’échanger un maximum de liens !

Mes enfants sont partis de Julie Bonnie


J’ai fêté mes cinquante ans au café en bas de la maison. Les amis et la famille sont venus de partout pour célébrer, boire et danser. J’avais mis mon plus beau rouge à lèvres, préparé ma meilleure play-list. Quelques mois plus tôt apparaissaient, sur mes bras et ma jambe, trois tatouages graphiques qui marqueraient à vie ce passage sur mon nouveau corps. Mon   amoureux Nicolas valsait avec des plateaux de fromages, mes deux grands enfants sont passés constater l’état des darons, salut maman, joyeux anniversaire, je dois y aller, là. Salut mes enfants  ! Je   vous aime  ! Ouais, à tout’. À deux heures du matin, je hurlais «  Moi, je veux mourir sur scène  !  » avec Dalida et les copines, bras dessus bras dessous, à la vie à la mort  ! Allez un dernier verre  ! On n’a pas tous les jours cinquante ans  ! Monte le son  ! Je me suis couchée soûle et heureuse, contre Nicolas, prête à en découdre avec la cinquantaine. J’allais pas me laisser abattre, j’étais la plus forte du   monde.  

Puis je me suis réveillée.

Julie Bonnie in Mes enfants sont partis, Grasset, 2024


Quatrième de couverture

Julie fête allègrement ses cinquante ans au bar en bas de chez elle, réunit ses amis et toute sa famille, chante Dalida à tue-tête puis rentre se coucher, joyeuse et un peu ivre… Mais le réveil est cruel.
 
Bientôt, en effet, la même semaine pluvieuse de septembre, ses deux enfants quittent subitement l’appartement familial pour partir étudier. Elle est effondrée. Et c’est le moment que sa gynécologue choisit pour lui parler de ménopause. Depuis longtemps disparues, les crises d’angoisse ne tardent pas à revenir, avec une intensité inédite. Que se passe-t-il  ? Pourquoi ne parvient-elle pas à chasser le sentiment que sa vie est finie  ?
 
Elle décide d’utiliser ses armes de romancière et d’imaginer d’autres vies que la sienne. Mais à chaque femme dont elle invente l’histoire, Julie bloque au même endroit, à la cinquantaine, quand la maison se vide. Là, tout s’arrête. Même la fiction lui échappe. Et les questions fusent. Pourquoi ne raconte-t-on jamais les femmes ménopausées ? Comment la société les considère-t-elles, une fois leur rôle de mère  accompli ? Personne ne semble la comprendre lorsqu’elle avoue être bouleversée par le départ de ses enfants, pourquoi  ? La femme parfaite doit-elle décidément afficher un bonheur béat à chaque tournant de son existence  ?
 
Dans ce récit mêlé de fiction, vif, plein d’humour, sans amertume, Julie Bonnie braque un projecteur sensible sur celles que la société refuse de voir et de représenter. 

Mes enfants sont partis, Julie Bonnie, Grasset, 2024

Bienvenue dans l’univers des mamans face au départ de leurs petit·e·s devenus grand·e·s.

Ici la nouvelle vie de Julie, cinquante printemps et mère de deux grands enfants, déjà loin du nid familial …

Son récit, non dénué d’humour et de dérision, aborde la nostalgie et l’angoisse que ce « départ » peut provoquer.

Si la nature veut que les enfants prennent leur envol un jour, alors qu’en est-il de la mère, des parents ? Comment se réinventer après ça ?

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore vécu cette étape, je pense que c’est le genre de lecture qui pourrait proposer une préparation émotionnelle, permettant de se projeter et d’appréhender cette période inévitable de la vie avec sérénité.

Reçu en Service Presse, j’ai hâte de le lire !

Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉

Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche De Lire Délire !

Littérairement vôtre,

Aïkà

7 responses to “Premières lignes #21”

  1. Avatar de Ludivine

    Ce n’est peut-être pas le genre de lecture que je fait habituellement mais j’aime bien le ton de ces premières lignes, on sent l’humour et la dérision. Bonne lecture Aïka. 🙂

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    1. Avatar de Aïkà De Lire Délire

      Hello Ludivine 🌞 Si tu veux, j’ai terminé cette lecture et je t’invite à découvrir la chronique 🥳 En tous cas merci, ta visite me fait super plaisir ma chère 😉

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      1. Avatar de Ludivine

        C’est un plaisir partagé 😊 bonne soirée !

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  2. Avatar de Light And Smell

    Je ne suis pas concernée par le sujet mais je suis curieuse de voir ce que tu en auras pensé

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    1. Avatar de Aïkà De Lire Délire

      Hello Light 🌞 Je ne manquerai pas de publier une chronique au sujet de ce livre 😀 Et merci de ta visite et de ta fidélité ma chère 😉

      Aimé par 1 personne

  3. Avatar de butterflyandpie

    Coucou, je ne connais pas ce livre, et qui a l’air intéressant au niveau psychologique dans ce temps de chamboulement suite au départ des enfants 🙂 Je te souhaite une bonne journée 🙂

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    1. Avatar de Aïkà De Lire Délire

      Hello Butterfly 🌞 Chamboulement est le mot exact pour décrire cette situation 😆 Merci beaucoup et bon dimanche à toi aussi 😉

      Aimé par 1 personne

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !

Et si… nous restions en contact ?

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