Ami·e·s De Lire bonjour et bienvenue dans cette nouvelle chronique !
Au sommaire :
Intro
Premières lignes est un rendez-vous littéraire créé par le blog Ma lecturothèque.
Et c’est simple comme bonjour : chaque dimanche, on présente un livre à travers ses premières lignes.
Pas de contrainte quant au choix : les thèmes sont libres et il n’est pas indispensable d’avoir déjà lu tout le livre pour en partager les premières lignes.
L’essentiel c’est de participer, l’occasion d’échanger un maximum de liens !
Mes enfants sont partis de Julie Bonnie
J’ai fêté mes cinquante ans au café en bas de la maison. Les amis et la famille sont venus de partout pour célébrer, boire et danser. J’avais mis mon plus beau rouge à lèvres, préparé ma meilleure play-list. Quelques mois plus tôt apparaissaient, sur mes bras et ma jambe, trois tatouages graphiques qui marqueraient à vie ce passage sur mon nouveau corps. Mon amoureux Nicolas valsait avec des plateaux de fromages, mes deux grands enfants sont passés constater l’état des darons, salut maman, joyeux anniversaire, je dois y aller, là. Salut mes enfants ! Je vous aime ! Ouais, à tout’. À deux heures du matin, je hurlais « Moi, je veux mourir sur scène ! » avec Dalida et les copines, bras dessus bras dessous, à la vie à la mort ! Allez un dernier verre ! On n’a pas tous les jours cinquante ans ! Monte le son ! Je me suis couchée soûle et heureuse, contre Nicolas, prête à en découdre avec la cinquantaine. J’allais pas me laisser abattre, j’étais la plus forte du monde.
Puis je me suis réveillée.
Julie Bonnie in Mes enfants sont partis, Grasset, 2024
Quatrième de couverture
Julie fête allègrement ses cinquante ans au bar en bas de chez elle, réunit ses amis et toute sa famille, chante Dalida à tue-tête puis rentre se coucher, joyeuse et un peu ivre… Mais le réveil est cruel.
Bientôt, en effet, la même semaine pluvieuse de septembre, ses deux enfants quittent subitement l’appartement familial pour partir étudier. Elle est effondrée. Et c’est le moment que sa gynécologue choisit pour lui parler de ménopause. Depuis longtemps disparues, les crises d’angoisse ne tardent pas à revenir, avec une intensité inédite. Que se passe-t-il ? Pourquoi ne parvient-elle pas à chasser le sentiment que sa vie est finie ?
Elle décide d’utiliser ses armes de romancière et d’imaginer d’autres vies que la sienne. Mais à chaque femme dont elle invente l’histoire, Julie bloque au même endroit, à la cinquantaine, quand la maison se vide. Là, tout s’arrête. Même la fiction lui échappe. Et les questions fusent. Pourquoi ne raconte-t-on jamais les femmes ménopausées ? Comment la société les considère-t-elles, une fois leur rôle de mère accompli ? Personne ne semble la comprendre lorsqu’elle avoue être bouleversée par le départ de ses enfants, pourquoi ? La femme parfaite doit-elle décidément afficher un bonheur béat à chaque tournant de son existence ?
Dans ce récit mêlé de fiction, vif, plein d’humour, sans amertume, Julie Bonnie braque un projecteur sensible sur celles que la société refuse de voir et de représenter.
Bienvenue dans l’univers des mamans face au départ de leurs petit·e·s devenus grand·e·s.
Ici la nouvelle vie de Julie, cinquante printemps et mère de deux grands enfants, déjà loin du nid familial …
Son récit, non dénué d’humour et de dérision, aborde la nostalgie et l’angoisse que ce « départ » peut provoquer.
Si la nature veut que les enfants prennent leur envol un jour, alors qu’en est-il de la mère, des parents ? Comment se réinventer après ça ?
Pour celles et ceux qui n’ont pas encore vécu cette étape, je pense que c’est le genre de lecture qui pourrait proposer une préparation émotionnelle, permettant de se projeter et d’appréhender cette période inévitable de la vie avec sérénité.
Reçu en Service Presse, j’ai hâte de le lire !
Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉
Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche De Lire Délire !
Littérairement vôtre,
Aïkà


Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !