La légende de Red Dust

« La dernière chose que je souhaite voir vivre dans ce monde, ce sont les mecs le cul derrière un bureau qui jouent avec la vie et la mort de pauvres malheureux à exploiter… C’est juste ça. »

Romain Renard in Revoir Comanche, Le Lombard, 2024

Une femme au ventre rebondi se présente chez Monsieur Cole Hupp, bûcheron de son état.

Mais il ne faut pas se fier aux apparences car ce cow-boy à la retraite paisible, est en réalité plus connu sous le nom de Red Dust, un hors-la-loi toujours recherché par les fédéraux et dont les frasques de par le passé font encore de lui la dernière légende vivante de l’Ouest.

Il s’avère que cette visiteuse, Vivienne Bosch, est une historienne et bibliothécaire justement à la recherche d’un tel profil dont elle entend bien rédiger les mémoires. Un « devoir de mémoire » en quelque sorte, dédié à la postérité.

Cole Hupp, ou Red Dust, était sur le point de congédier Vivienne lorsqu’elle lui proposa, photographie à l’appui, une offre qui ne se refuse pas : un récit détaillé contre le trajet pour se rendre là où il l’a vue pour la dernière fois, là tout a commencé et où tout finira.

Car en chaque cow-boy, il y a toujours un romantique qui sommeille…

C’est ainsi que la meilleure gâchette de son temps embarque pour un road-trip mouvementé, en catimini à travers plusieurs États. Mais en croyant partir seul, il emmène avec lui les fantômes de son glorieux passé qui ne manqueront pas de lui rendre ce voyage infernal malgré la pugnacité de cette petite dame enceinte. Sur ce, je ne vous en dis pas plus, vous le découvrirez en lisant le livre.

À travers quatre parties somptueusement présentées par un couplet de chanson, cet album raconte le western dans toute sa splendeur : le périple aventureux d’un homme au crépuscule de sa vie de cow-boy hors-la-loi, qui n’a plus qu’un seul désir, une dernière volonté : revoir Comanche.

Pour ma part, je situerais cet album de Romain Renard quelque part entre le roman graphique et le roman photo. Le graphisme est tantôt ultra net et tantôt estompé comme un effet sfumato, dans une remarquable palette de tons sépias. Il en résulte un ensemble fort, soigné et esthétique, respectant à merveille les codes vintage d’avant guerre, début XXe.

Je recommande chaleureusement cet album éblouissant qui saura émouvoir les amateur·ice·s de western et de romans photo vintage.

Mention spéciale : Romain Renard est aussi musicien, sa playlist de Revoir Comanche est disponible sur revoircomanche.fr.

Ma note : 4/5

Le bon point : Pour Red Dust, la dernière légende vivante de l’ouest, un ultime road-trip avant de tirer sa révérence. Un album nostalgique et époustouflant de beauté porté par une playlist surprise signé Romain Renard !

Est-ce que cela vous a plu ? Vos avis, vos suggestions ou vos petits coucous sont très précieux pour moi et toujours la bienvenue en commentaires !

Littérairement vôtre,

Aïkà

3 réponses à « La légende de Red Dust »

  1. Avatar de belette2911

    J’ai bien aimé aussi, dommage que Dust ne ressemblait pas à un Dust vieilli…

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  2. Avatar de Ludivine

    Les illustrations sont très belles, tout comme la couverture !

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    1. Avatar de Aïkà De Lire Délire

      Hello Ludivine 🌞 Tout à fait d’accord : le style rétro vintage est tout simplement irrésistible 😉

      Aimé par 1 personne

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