Ami·e·s De Lire bonjour et bienvenue dans cette nouvelle chronique !
Au sommaire :
Intro
Premières lignes est un rendez-vous littéraire créé par le blog Ma lecturothèque.
Et c’est simple comme bonjour : chaque dimanche, on présente un livre à travers ses premières lignes.
Pas de contrainte quant au choix : les thèmes sont libres et il n’est pas indispensable d’avoir déjà lu tout le livre pour en partager les premières lignes.
L’essentiel c’est de participer, l’occasion d’échanger un maximum de liens !
Parmi d’autres solitudes d’Yves Harté
Mon père est mort dans l’hiver, au tout début de l’année 2004, alors qu’il allait avoir soixante -dix ans. J’avais laissé filer les jours avant de m’atteler à ce rituel que seuls les proches peuvent accomplir, vider une maison de tous ses souvenirs, jeter des vêtements qui, quand on les déplie, libèrent fugitivement une odeur familière, brûler des journaux qui n’évoquent plus rien, enterrer une seconde fois un être dont on a partagé des parcelles de vie, même si le temps vous a éloignés sans bruit. Mon père et moi ne nous parlions presque plus. Nous étions peu à peu devenus étrangers .
Yves Harté in Parmi d’autres solitudes, Le Cherche-midi, 2024
Quatrième de couverture
Des portraits bouleversants d’êtres seuls, vus par un homme lui-même solitaire, qui essaie de comprendre ce qui l’a séparé de son père.
Journaliste célibataire d’une quarantaine d’années, le narrateur se rend dans la maison de son père qui vient de décéder et dont il n’avait plus de nouvelles depuis longtemps.
Alors qu’il trie ses affaires, il tombe sur un dossier qui comporte des textes de sa propre plume, écrits vingt ans plus tôt dans le cadre d’une commande de presse. Des portraits d’hommes et de femmes confrontés à la solitude, que, pour une raison mystérieuse, son père a précieusement gardés.
Les piliers de comptoir d’un café sans éclat, un sans domicile fixe qui a joué de malchance, un alcoolique qui vit encore chez sa mère, un homme transparent qui n’a jamais su retenir le regard d’une femme, une institutrice de maternelle qui collectionne les amants sans pouvoir tomber amoureuse, un vieux fermier enfin, qui illustre l’isolement agricole.
Tout en relisant ces portraits, le narrateur se remémore des moments avec son père et tente de comprendre ce qui les a éloignés l’un de l’autre.
D’une écriture délicate, à la sensibilité rehaussée de pudeur, Yves Harté rend ces êtres abandonnés absolument bouleversants. Il explore, avec une empathie contagieuse, le tabou de la solitude qui nous effraie et qui, pourtant, au fond, nous réunit tous.
Un titre éloquent pour un thème qui, bien qu’éloigné de la réalité qui est la mienne, me fascine depuis toujours : la solitude.
Car pour moi, au delà de l’épreuve, vivre seul·e, c’est de surcroit apprendre à se connaître, à se suffire, à apprécier le silence et les moments de réflexion.
Parmi d’autres solitudes d’Yves Harté est un recueil de nouvelles qui racontent la condition humaine, explorant les nuances et les facettes de la solitude. La solitude devient l’amie inséparable de l’existence humaine, une constante permettant de se redéfinir et de grandir.
Reçu en Service Presse, j’attend de cette lecture d’émouvantes et précieuses leçons de vie.
Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉
Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche De Lire Délire !
Littérairement vôtre,
Aïkà


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