Premières lignes #27

Ami·e·s De Lire bonjour et bienvenue dans cette nouvelle chronique !

Au sommaire :

  1. Intro
  2. La fille aux godillots d’Agnès Ollard

Intro

Premières lignes est un rendez-vous littéraire créé par le blog Ma lecturothèque.

Et c’est simple comme bonjour : chaque dimanche, on présente un livre à travers ses premières lignes.

Pas de contrainte quant au choix : les thèmes sont libres et il n’est pas indispensable d’avoir déjà lu tout le livre pour en partager les premières lignes.

L’essentiel c’est de participer, l’occasion d’échanger un maximum de liens !

La fille aux godillots d’Agnès Ollard


Prologue

Tous les écrivains sont des menteurs, celui qui écrivit cette histoire, plus qu’un autre.

Ce sont des pilleurs de vent, des voleurs de vie, des mystificateurs. Celui-ci plus qu’un autre. Il a si bien arrangé le roman que je ne reconnais rien, aucune réalité, je ne me reconnais pas, je ne le reconnais pas, je ne reconnais ni les endroits, ni les rues, ni les gens. Il me fait l’héroïne d’un récit qu’il dit imaginaire et pourtant j’ai la conviction que c’est bien mon histoire qu’il exhibe et vend au plus offrant pour quelques sous. C’est moi ! Je le sais à des détails qu’il n’a pu inventer ; les pantalons pattes d’éléphant, la jupe bleue, les lunettes vertes en forme de papillons, les chaussettes à rayures, le réveil Mickey rose offert par ma mère à ma communion, la poignée de rêves, de sable ou de roses jetée au ciel, il ne le savait pas, il a bien fallu inventer. En collant des bouts de vies à des bouts d’irréels, il a fait une fiction, du faux qui ressemble à du vrai, à s’y méprendre. Dans l’histoire, il s’est donné un rôle et même un joli rôle, forcément c’est lui le narrateur. C’est un faussaire. C’est facile de mélanger les personnes, les événements, les dates, les noms, de les secouer jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une écume et ensuite de japper au génie. C’est un escroc.

Agnès Ollard, in La fille aux godillots, 5sens éditions, 2024


Quatrième de couverture

Ces premières lignes ont un irrésistible parfum de règlement de compte : sans ambiguïté, flanqué d’une demande de réparation, ça promet ! La narratrice semble outrée, sérieusement remontée voir révoltée contre les écrivains. J’ai le privilège de lire La fille aux godillots d’Agnès Ollard dans le cadre d’un Service Presse, autant vous dire que je compte dévorer ce roman !

Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉

Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche De Lire Délire !

Littérairement vôtre,

Aïkà

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !

Et si… nous restions en contact ?

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