Premières lignes #29

L’Automate

Valentin Grégoire

éditions complicités – 2024

I

La vie procède par entonnoir. À mesure que l’existence avance, toutes les dimensions d’un être prennent forme et se cristallisent dans un état avancé et complet qui n’évolue plus qu’à la marge. Toutes ces dimensions de la vie d’un être – ses amitiés, son métier, sa personnalité, ses goûts – sont un jour figées, et tout ce qu’elles auraient pu être est mis sur le bas-côté du chemin de l’existence. On naît avec une multiplicité de possibles à faire advenir, et, bien que le milieu et l’hérédité jouent un rôle important dans la délimitation de ceux-ci, leurs contours demeurent suffisamment larges pour que chaque être prenne part aux différents choix qui jalonnent sa vie. Ces choix se concentrent particulièrement à l’aube de l’âge adulte. Même s’ils peuvent être suspendus ou retardés, c’est à cette période de la vie qu’ils s’imposent. Deux attitudes peuvent alors se rencontrer : une première catégorie de personnes sentira une réticence à s’engager plus en avant pour l’un d’eux, ou multipliera les décisions contradictoires pour préserver la page blanche de la vie ; une seconde embrassera chaque décision avec force, pressée de définir les contours d’une identité et de s’insérer dans la vie de la Société.

R. pensait justement faire partie de cette dernière catégorie.

Valentin Grégoire in L’Automate, Éditions Complicités, 2024

J’espère que ces premières lignes vous plaisent car j’ai l’immense honneur de recevoir en Service Presse L’Automate de Valentin Grégoire ! Ce livre promet de nous plonger dans une expérience professionnelle triviale aux tonalités existentielles , un peu comme dans En salle de Claire Baglin , que j’ai grandement apprécié. Dans tous les cas, à très bientôt pour ma chronique à ce sujet !

Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche!

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !

Et si… nous restions en contact ?

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