Par un sombre matin, un homme boucle sa valise. Il embrasse une dernière fois sa femme et sa fille, puis s’éloigne, porté par une décision sans retour.
Un train, un paquebot, l’immensité de l’océan : il s’en va vers une terre lointaine, un pays inconnu où rien n’est gagné d’avance.
Car tel est le lot de chaque émigrant : on laisse derrière soi son pays natal, ses repères, ses attaches. Et on embrasse le bouleversement et l’incertitude mais aussi l’espérance d’une vie meilleure.
Et dans ce monde étrange et nouveau où il faudra tout réapprendre, notre protagoniste croisera d’autres personnages, venus, comme lui, chercher fortune.
Avec Là où vont nos pères, Shaun Tan signe un chef-d’œuvre inclassable car profond et original. Loin de toute chronologie réaliste, il choisit un récit onirique pour évoquer un thème plus actuel que jamais : l’émigration. Ce roman graphique muet déploie une narration universelle et intemporelle. À la croisée du conte initiatique, du récit fantastique et du livre d’Histoire, il invite chaque lecteur·ice à devenir témoin d’un exil intérieur.
Le graphisme, baigné de teintes sépia, évoque un univers suspendu entre rêve et mémoire, entre passé et devenir. À travers ses scènes étranges et détaillées, Shaun Tan déploie une esthétique fantastique qui rappelle l’imaginaire foisonnant et troublant des tableaux de Jérôme Bosch, peintre gothique flamand du XVIe siècle. Cette ambiance rétrofuturiste, à couper le souffle, offre une profondeur saisissante au récit.
Pour ainsi dire, Là où vont nos pères de Shaun Tan, c’est du grand art, inclassable. Silences d’une terre d’exil, moi, je recommande.

Quatrième de couverture
Le parcours d’un émigrant en route pour un pays nouveau, une terre promise, aussi attirante que mystérieuse : une nouvelle version de cet album poétique au graphisme époustouflant.
Un homme fait sa valise. Il quitte sa femme et sa fille. Il embarque à bord d’un navire pour traverser l’océan. Destination : la terre promise, un pays inconnu. Cet homme est un émigrant. Là-bas, dans ce pays nouveau et étrange où il doit réapprendre à vivre, il rencontrera d’autres gens, exilés comme lui, eux aussi perdus dans ce monde nouveau… Le récit poétique d’un exode qui touche à l’universel.
Prix du meilleur album au festival d’Angoulême 2008, Là où vont nos pères est un album inclassable, qui parle de l’émigration avec une poésie et une délicatesse incomparable.
Et mon avis en bref
Un album muet pour évoquer un thème plus actuel que jamais : l’émigration. Un chef-d’œuvre entre rêve et réalité à l’esthétique fantastique qui rappelle l’imaginaire foisonnant et troublant des tableaux de Jérôme Bosch. Du grand art. Inclassable.
Ma note : 5/5
P.S : Cet album est tiré de ma PAL Déprime 2024 pour répondre au thème « Les résolutions : Une relique de ma PAL« . Sans commentaire ( même si depuis, je m’arrache les cheveux en me disant : »Mais comment ai-je pu ne pas lire ça avant?! »).
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