Premières lignes #43

Interdit aux moins de 60 ans

Marc Fiorentino

Robert Laffont – 2024

Non ! Mon nom est Ventura. Samuel Ventura. Mes amis m’appellent Sam. Ma vie a basculé. En un jour. Je m’y étais préparé. Et pourtant… Le choc a été brutal. Un séisme, un tsunami. Du jour au lendemain, je suis devenu un paria. Montré du doigt. Avec pitié ou, pire, agressivité. Je suis devenu l’homme qui a détruit la planète. L’homme qui n’a trouvé aucun sens à sa vie et dont la vie n’a d’ailleurs aucun sens. L’homme qui a stoppé l’économie mondiale pour échapper au Covid. L’homme qui a accumulé tout l’argent du pays et ne veut pas le partager. L’homme qui va toucher une retraite qu’il ne mérite pas, payée par de jeunes travailleurs exploités. L’homme dont on se demande pourquoi il ne dégage pas pour laisser les autres profiter de son héritage.

Ma vie a basculé.

En un jour.

JE VIENS D’AVOIR 60 ANS.

Marc Fiorentino in Interdit aux moins de 60 ans, Robert Laffont, 2024



Interdit aux moins de 60 ans… mais moi, j’anticipe !

OK j’ai encore deux bonnes décennies avant de souffler mes soixante bougies. Mais en découvrant Interdit aux moins de 60 ans de Marc Fiorentino, j’ai senti que l’âge n’était qu’un prétexte — un miroir tendu avec beaucoup d’humour à celles et ceux qui savent que la vie n’a pas de date d’expiration pour les projets (ou les coups de gueule).

Dès les premières lignes , j’ai accroché au ton : vif, décalé, avec ce petit grain de provocation élégante qui me fait sourire. Le héros, Sam Ventura, ne se laisse pas marcher sur les pantoufles : il vient d’avoir 60 ans et ne compte pas passer le reste de sa vie à regarder pousser les pivoines. Non, lui veut montrer qu’on peut encore tout oser, même (surtout ?) quand les autres vous classent dans la case « dépassé ».

Et moi, dans tout ça ? Et bien, j’ai beau ne pas encore être concernée par ce chiffre rond, je vois bien à quelle vitesse filent les décennies. 20 ans c’est presque un clin d’œil. Et si je me penche sur cette lecture aujourd’hui, c’est sans doute parce que j’ai envie de réfléchir, avec un sourire complice, à ce que je ferai de mes propres soixante ans quand ils pointeront le bout de leur nez.

Bref, ce roman me tend les bras, entre satire sociale et autoportrait d’une génération qu’on n’écoute pas assez. Et je suis prête à écouter, rire, peut-être m’émouvoir. Même si je n’ai pas encore l’âge requis sur la couverture : et hop dans ma wishlist ✨

Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉

Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche!

Une réponse à « Premières lignes #43 »

  1. Avatar de Lilou

    Livre tentant et en même temps, je viens de passer la soixantaine et pas trop envie de m’y appesantir ! A voir… j’attends ton retour ! 😉

    Aimé par 1 personne

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