Colza
Guillaume Ledoux
Le Cherche-Midi – 2025
Chapitre 1
À l’époque du Roi Jean, dans le quartier de Bel-Air, la mécanique était plutôt bien huilée et la vie se déroulait tranquillement et immuablement. Jean était craint, et ses ivresses redoutées et quotidiennes. Depuis qu’un autre personnage princier, Sofiane, dormait en prison pour quelques malheureuses affaires, il se sentait avoir le champ libre dans les rues de la ville et promenait son arrogance et son gros ventre sur les trottoirs crasseux des bas quartiers comme sur les nouveaux pavés de la place des Marchés. Il y croisait tous les jours une sorte de cour, composée d’individus de basse extraction qui répondaient aux noms de Raffia, Papillon, Père Court, Karam –appelé aussi Karamel –, La Boulange, La Gitane, Milou, Koto, La Fouine, et j’en passe. Je les connaissais et les saluais tous, et même si j’en évitais certains (dont Jean), je les aimais bien sans pour autant me mélanger à eux.
Koto était le plus dangereux. Un vrai taré. Le genre de mec au regard de fou qui pouvait vous rentrer dedans sans prévenir, pour une clope ou parce qu’il était tombé en panne d’essence, ce qui constituait à ses yeux une raison suffisante pour vous casser la gueule.
Papillon, Karam et Raffia étaient très chouettes, mais mon préféré, c’était le Père Court.
Jean-Pierre Court.
Guillaume Ledoux in Colza, Le Cherche-Midi , 2025

Quatrième de couverture
Le premier roman du chanteur des Blankass.
» Et ce futur, je voulais qu’il ressemble à ça. Des parfums enivrants sur des routes inconnues, sentir l’air nous fouetter les joues, hurler dans le vent, pied au plancher vers le soleil levant. Ignorer les dangers de l’attachement, la peur de se brûler. Foncer vers la beauté. Une course effrénée dans les colzas. «
Dans une petite ville de province, un jeune homme, empêtré dans son travail et ses relations tragicomiques, cache un secret : sa passion pour l’écriture. Loin de tout, il s’essaye à raconter des histoires dans lesquelles on croise pêle-mêle un lord anglais, une revenante, un braconnier et quelques pingouins. Son seul lecteur est plombier, et l’encourage autant qu’il peut. Bientôt, une rencontre bouleverse la vie de l’apprenti écrivain.
Un récit qui commence dans le cirque de la rue, avec ses clowns et ses ivresses, pour basculer peu à peu dans une beauté émouvante et rédemptrice. On rit beaucoup, on pleure un peu, c’est la vie. Mais pas vraiment la même pour tout le monde. Au-delà d’une réflexion poétique sur la ruralité, la réussite et les différences de classes, Colza nous entraîne dans un conte addictif dont il est difficile de ne pas tourner les pages pour dévorer la suite.
Source image & résumé :
Colza de Guillaume Ledoux – | Lisez.com : Lien
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Parfois, il suffit de quelques lignes pour que la magie opère. Ce fut bien le cas avec Colza de Guillaume Ledoux, fraîchement arrivé dans ma PAL — un service presse que je n’attendais pas avec autant d’impatience… jusqu’à ce que je l’ouvre.
Dès les premières pages, un sourire en coin s’est installé. Vous voyez, ce genre de livre qui vous attrape par le ton, un brin absurde, franchement drôle, et résolument singulier. J’ai tout de suite senti que j’étais entre de bonnes mains — celles d’un auteur qui n’a pas peur d’oser un style assumé, libre, et sacrément vivant.
Pourquoi j’ai envie de le lire ? Pour m’évader, tout simplement. M’offrir une épopée champêtre et fantasque à travers les étendues de colza qui bordent nos nationales françaises. Ces paysages familiers qu’on traverse trop vite sans y prêter attention… ici, ils semblent devenir le théâtre d’une aventure inattendue, et je suis curieuse de découvrir comment.
Je n’ai pas encore commencé ma lecture, mais Colza promet un dépaysement à la fois doux et piquant, avec ce petit grain de folie littéraire que j’affectionne tant. J’ai hâte de m’y plonger, de suivre cette drôle d’odyssée rurale, et de voir jusqu’où Guillaume Ledoux nous emmène.
Alors, affaire à suivre dans une prochaine chronique lecture… mais pour l’instant, il rejoint ma PAL en bonne place.
Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉
Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche!

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !