Les ombres du monde
Michel Bussi
Les Presses de la cité – 2025
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Il était une fois
Il était une fois un petit royaume grand comme un département français.
Un royaume bien caché, quelque part en Afrique. On racontait même que les plus grands fleuves du monde y prenaient leur source. C’était un royaume dont rien ne semblait pouvoir troubler la quiétude. Les habitants y parlaient la même langue, y priaient le même dieu, un dieu unique, y respectaient les mêmes règles sociales et politiques, des règles strictes. C’était un royaume sous les tropiques, là où d’ordinaire les chaleurs sont extrêmes, les pluies diluviennes et les montagnes infranchissables. Rien de tout cela ici. Ce petit royaume s’élevait à plus de mille mètres d’altitude, afin que les températures y soient douces toute l’année. Le relief y était plus doux encore, et se résumait à un horizon de collines, plus de mille disait-on, jamais bien difficiles à gravir, jamais bien compliquées à cultiver, et les hommes et les femmes, plus nombreux ici qu’ailleurs, les avaient peintes de mille nuances de vert. Vert thé, vert sorgho, vert haricot ou vert pâturage. C’était un royaume où éleveurs et cultivateurs se partageaient les mêmes villages. Ce petit royaume vivait à l’écart du monde, mais il nous aurait pourtant paru étrangement familier, on s’y serait senti presque comme chez soi. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé.
Les premiers à le découvrir, les premiers étrangers je veux dire, ont cru y être là-bas chez eux : ce royaume si lointain ressemblait beaucoup à celui qu’ils avaient quitté. Ce nouveau territoire était pour eux comme un miroir, un pays modèle, une planète jumelle. Une terre de toutes les convoitises tant elle était désirable. Un trésor. De ceux que l’on refuse de partager, de ceux que l’on se dispute, au risque de le déchirer. Comment ces explorateurs auraient-ils pu approcher la vérité ? Ce royaume cachait un secret. Un secret que personne n’a jamais pu percer, ni ceux qui y ont vécu, encore moins ceux qui y sont morts. Un secret comme une malédiction, pour les fous ayant cru pouvoir se rendre maîtres d’un royaume aussi minuscule. C’est mon histoire. Celle d’un petit royaume caché au cœur de l’Afrique. On racontait que personne, avant la fin du XIXe siècle, n’y avait jamais vu un homme blanc.
Mon histoire, est-ce un hasard, commence exactement cent ans plus tard.
Espérance
Michel Bussi in Les ombres du monde, Les Presses de la cité, 2025.

Quatrième de couverture
» Seul celui qui a traversé la nuit peut la raconter. «
Le roman événement de Michel Bussi.
Une œuvre magistrale entre suspense et Histoire.» Un pays si beau, vu du ciel.
Un pays, à hauteur d’hommes, si cruel. «
Octobre 1990.
Le capitaine français Jorik Arteta, en mission au Rwanda, rencontre Espérance, jeune professeure engagée dans la transition démocratique de son pays.6 avril 1994.
Un éclair déchire le ciel de Kigali. Le Falcon du président rwandais explose en plein vol. Commencent alors cent jours de terreur et de sang. Les auteurs des tirs de missiles ne seront jamais identifiés. Quelqu’un, pourtant, connaît la vérité.Noël 2024.
Jorik, sa fille et sa petite-fille s’envolent pour le Rwanda. Tous poursuivent leur propre quête, tourmentée par les fantômes du passé.
Dans Les Ombres du monde, Michel Bussi fait entrer l’Histoire dans le roman et le roman dans l’Histoire, articulant, en maître du suspense, la construction romanesque avec les faits historiques.
Une fresque éblouissante, à la croisée de trois générations, sur la transmission de la mémoire, et dont les rebondissements sont de puissants révélateurs de l’expérience de la violence, de la perte et du pardon.
Une langue où les images poignantes affleurent au cœur du tragique et traversent sur un fil les ombres du monde.
Sélection Prix Renaudot 2025 et Prix Renaudot des Lycéens 2025.
Sélection Prix Renaudot 2025
Sélection Prix Renaudot des Lycéens 2025De (auteur) : Michel Bussi
Source image & résumé : Lien
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Reçu récemment en service presse grâce à NetGalley, Les Ombres du monde de Michel Bussi s’est glissé dans ma PAL avec une promesse forte : celle d’un roman qui mêle mémoire, Histoire et suspense, porté par une plume que je n’ai plus besoin de présenter.
Si j’ai choisi ce titre, c’est d’abord pour la réputation de l’auteur — Michel Bussi, maître du twist et conteur hors pair, dont les intrigues savent toujours nous tenir en haleine. Mais ce qui m’a surtout attirée, c’est le sujet. Le Rwanda. Le génocide des Tutsi. Une page d’Histoire bouleversante, que j’avais déjà explorée avec émotion dans Petit Pays et Jacaranda de Gael Faye. Deux lectures marquantes, qui m’ont laissé une empreinte durable. Alors forcément, j’avais hâte de découvrir cette histoire sous un autre angle, avec une autre voix, une autre sensibilité.
Dans Les Ombres du monde, Bussi nous embarque à travers trois générations, entre 1990 et 2024, dans une quête de vérité et de mémoire. Le capitaine Jorik, sa fille et sa petite-fille retournent au Rwanda, trente ans après les événements, pour affronter les fantômes du passé. Le roman promet une fresque puissante, où l’intime se mêle au politique, et où les silences de l’Histoire trouvent enfin des mots pour être dits.
Et hop dans ma PAL ✨
Et vous, vous l’avez déjà lu ? Est-ce que ces premières lignes vous donnent envie de lire la suite? Dites-moi en commentaires 😉
Dans tous les cas, je vous souhaite un bon dimanche!

Et vous, qu’en pensez-vous ? Dites moi tout en commentaires !