Du rire aux larmes: la vie secrète de l’humoriste

Ami·e·s De Lire bonjour et bienvenue dans cette chronique ! Au sommaire :

  1. Synopsis
  2. Du rire aux larmes: la vie secrète de l’humoriste
  3. La note De Lire Délire

Aujourd’hui nous allons parler de l’autobiographie de Panayotis Pascot intitulée La prochaine fois que tu mordras la poussière, paru en août 2023 aux éditions Stock, 240 pages. 

Ce roman a été finaliste au Prix Première plume 2023.

Synopsis

« Ce livre me fait peur. Le processus a été douloureux. Mon père nous  a annoncé qu’il n’allait pas tarder à mourir et je me suis mis à écrire.  Trois années au peigne  fin, mes relations, mes pensées paranoïaques,  mon rapport étrange à lui, crachés  sur le papier. Je me suis donné  pour but de le tuer avant qu’il ne meure.  C’est l’histoire de quelqu’un qui cherche à tuer. Soi, ou le père,  finalement ça revient au même. »

Panayotis Pascot s’attaque d’une plume tranchante et moderne à trois  thématiques qu’il tisse pour composer un récit autofictionnel  aussi acide  qu’ultralucide. La relation au père, l’acceptation de son  homosexualité et la dépression s’enchevêtrent ici dans un violent  passage à l’âge adulte. Mais la lumière en sort toujours, d’un regard,  d’une façon d’observer le quotidien avec  autant de tendresse et  d’humour que de clairvoyance.

Du rire aux larmes: la vie secrète de l’humoriste

Voici le récit autobiographique de Panayotis Pascot, comédien et humoriste aussi connu pour avoir été chroniqueur dans Le Quotidien sur TMC. 

Dans un langage résolument terre-à-terre, il raconte comment il a essayé de se libérer de l’emprise de son père mourant, qui a été à la fois un modèle et une source de frustration pour lui. 

Il évoque aussi son parcours pour assumer son homosexualité, ses expériences amoureuses, ses doutes et ses peurs. Comme on grave le bois avec un canif, il décrit son mal-être, ses pensées paranoïaques, sa difficulté à trouver sa place dans le monde et à se projeter dans l’avenir. 

Pour ma part,

Panayotis Pascot, plaisant et charismatique à la télé ou sur scène: on connait. 

Panayotis Pascot, créatif et bosseur dans les coulisses: on reconnait. 

Mais ici, Panayotis nous réserve une impression inhabituelle, voir inédite. 

L’artiste de l’humour met bas les masques et se libère en révélant au grand jour les plus sombres épisodes de sa prometteuse existence: sa dépressionson coming-out et la relation avec son père.

L’œuf ou la poule, lequel est apparu en premier? La dépression est une maladie aux origines pernicieuses et vagues mais peut-être un début de réponse: une infinité de non-dits, de sous-entendus, une admiration sans borne et une terreur caverneuse de décevoir le modèle paternel.

C’est parce qu’il craint le jugement de son père que Panayotis n’ose pas s’avouer gay. Ce déni l’enferme et l’entraine, de fil en aiguille, dans la spirale infernale de la dépression.

Un jour, heureusement bien entouré et après maintes anecdotes existentielles, Panayotis reçoit in fine le bon traitement. Et tout rentre dans l’ordre: il s’autorise enfin le bonheur avec son compagnon et se libère de la colère qu’il ressent envers son père. La boucle est bouclée.

Avec une plume immersive, des réflexions brusques et en cascade, tantôt lucides, tantôt névrosées,  l’artiste se laisse aller complètement et nous embarque dans les méandres d’un mal qui n’est malheureusement pas inconnu de tous: la dépression. Pas la déprime passagère mais la dépression sournoise et dévastatrice. 

Aujourd’hui guéri et en paix avec lui-même et son entourage, c’est avec tendresse et gravité que l’artiste revient en force et nous livre cette autobiographie qui est un portrait sans concession de lui-même, de ses amours et de sa famille.

Quelques citations

La note De Lire Délire

+ À lire pour découvrir le vrai Panayotis Pascot: sincère, éprouvé mais libéré. Et pour témoigner objectivement d’un cas de; je cite;  « dépression mélancolique »« rumination morbide » et « mentisme obsédant ».   

– S’abstenir si vous n’avez pas la patience de décrypter ce qui se trame derrière le style diariste, égocentrique et défiant. 

Note : 4 sur 5.

2 responses to “Du rire aux larmes: la vie secrète de l’humoriste”

  1. Avatar de Light And Smell

    Je ne connais pas cet artiste mais il faut un certain courage pour se mettre à nu ainsi et revenir sur les douleurs du passé.

    Aimé par 1 personne

    1. Avatar de Aïkà De Lire Délire

      Hello Light 🌞 Et oui, écrire ce livre est sûrement une façon pour l’artiste de faire la paix avec lui-même et avec ses proches…

      J’aime

Répondre à Aïkà De Lire Délire Annuler la réponse.

Et si… nous restions en contact ?

Mon profil sur Babelio.com