« La famille Praline est à nouveau une famille. Il était temps, parce que, comme le dit si bien mamie Chouquette, c’est bientôt Noël ! »
Carène Ponte in Un Noël mi-figue mi-praline, Lizzie, 2024
Réveillon de Noël 2023 : Crêpage de chignon entre Barbara et Nathaline , les deux sœurs Praline sous les yeux médusés du reste de la famille. Praline, comme l’entreprise familiale de biscuiterie artisanale qui a pignon sur rue depuis cinquante ans. L’hostilité entre les deux quadragénaires, dont l’origine est un mystère qui ne date pas d’hier, a coupé court au traditionnel banquet familial, dans un cortège de gêne, de déception et d’amertume. Épuisée et seule parmi les décombres de ce Noël raté, l’hôtesse des festivités, la mère Praline, Francine ou encore Mamie Chouquette, s’en fait la promesse : « Plus jamais ça ! ».
Nous sommes le 20 décembre 2024 : les deux sœurs et leurs filles respectives, qui ne se sont pas revues depuis leur pathétique duel du réveillon de Noël reçoivent une convocation chez le notaire où elles apprennent la disparition de Francine. Mais non, Mamie Chouquette n’est pas morte, au contraire. Elle a décidé de disparaitre pendant les fêtes, ne laissant derrière elle que cette étrange vidéo ; sur ce je ne vous en dis pas plus vous le découvrirez en écoutant le récit.
Un Noël mi figue mi praline est une comédie de Noël facétieuse où les péripéties s’enchainent, plus amusante l’une après l’autre. Mais pas que.
Il s’agit avant tout du récit de Barbara, la sœur ainée Praline, maman de Brune et avocate experte en criminologie. Sa voix nous plonge dans sa relation chaotique avec sa cadette Nathaline, maman de Nina Lou , pâtissière et , apparemment, « digne héritière » de la biscuiterie familiale.
À travers l’éternelle zizanie des deux sœurs Praline, le récit parle des blessures d’enfance, des non-dits, des jalousies, des rancœurs et des regrets comme il peut y en avoir entre sœurs, entre cousines et aussi, de fil en aiguille, entre beaux-frères.
C’est bientôt Noël alors j’ai apprécié la façon dont l’auteure approfondit ces thèmes, dans une ambiance familiale garnie de sapins, de biscuits et de cadeaux surprises.
Pour ma part j’ai choisi la version parents qui me correspond le plus ; mais depuis, je dois avouer que la version ado me tente bien, pour comparer les perspectives.
Enfin, si j’ai apprécié Un noël mi figue mi praline, c’est davantage grâce à l’interprétation magistrale de Camille Lamache qui, de sa voix mélodieuse se prêtant à merveille au genre comédie feel-good, a su incarner tous les personnages à la perfection. Chapeau l’artiste car les scènes rocambolesques foisonnaient à en perdre haleine.
Mention spéciale : Dans la version audio, c’est Carène Ponte en personne qui lit le prologue et l’épilogue !
Je recommande chaleureusement ce roman à offrir ou à s’offrir pour être sûr de passer un bon moment dans la joie et la bonne humeur de Noël.
Ma note : 4/5

Le bon point : Quel meilleur cadeau de Noël que la paix et une famille unie ? Dans cette comédie de Noël où tout est bien qui finit bien, le chemin vers la réconciliation familiale n’est certes pas commode mais pas non plus impossible. Et Joyeux Noël à toutes et à tous 🎄
Quatrième de couverture

La famille Praline est une famille unie et pleine d’amour. Enfin… la famille Praline est une famille unie… Oui, bon… la famille Praline est… une famille.
Le précédent Noël des Praline n’était pas simplement raté. Ce fut plutôt une catastrophe de taille cosmique, qui a laissé toute la famille traumatisée. Surtout les deux sœurs, Nathaline et Barbara, qui, après s’être battues à grands jets de lait de poule, ne se sont pas adressé la parole pendant un an.
Hélas, inexorablement, la période des fêtes revient. Lorsque Barbara arrive chez sa mère, elle a la surprise de découvrir que celle-ci a disparu. Francine s’est volatilisée en lançant à ses filles un avertissement : si elles ne font pas l’effort de s’entendre, elle les plantera pour de bon. Elles, leurs disputes incessantes et la biscuiterie familiale dont le chiffre d’affaires s’étiole.
Voilà qui devrait changer la face du réveillon. D’abord, les Praline vont se remonter les manches pour organiser, sans Francine, les célébrations du 24 décembre. Quant à l’amour sororal… autant espérer qu’il sera livré sous le sapin.
Un Noel mi-figue mi-praline, Carène ponte, lu par Camille Lamache, Lizzie, 2024
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Littérairement vôtre,
Aïkà

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